Notre Dame de Marceille

Notre Dame de Marceille
Auteur(s) CHRISTIAN ATTARD
Éditeur LA PIERRE PHILOSOPHALE
Date de parution 29/10/2019
Code EAN 9782363531025
Rayon Livres
Nouveautés
Alchimie
Alchimie

24.90 

Description

   Selon la célèbre sentence : « On ne prête qu’aux riches », on peut alors affirmer que l’on a beaucoup donné à Notre-Dame de Marceille à travers les siècles. Et à de très nombreuses reprises, le lieu fut associé à l’alchimie ou en tout cas à des personnages ou groupements réputés pour l’avoir connue, si ce n’est maîtrisée.

Bien évidemment, cette remarque paraitra fantaisiste au plus grand nombre mais ce serait trop vite rejeter par méconnaissance un incroyable faisceau d’événements, de symboles forts et d’individus.

A très peu de distance de Notre-Dame vécurent trop d’hommes qui s’intéressèrent de fort près à la Science royale pour ne pas avoir été sensibles aux appels de la belle église de Marceille.
Je vous invite à pénétrer dans ce sanctuaire à la suite de tant d’illustres devanciers et à tenter d’en lire les indices que leur générosité laissa à notre sagacité le soin de redécouvrir…

Citons les moines « alchimistes », le comte de Gabalis, Saint Vincent Depaul, archimiste, L’Arcana Arcanorum et Les frères Joly de Limoux ,Louis Cambriel, alchimiste et drapier de Limoux, L’abbé François-Henri Gasc, Les Fulcanelli,  Joseph Delteil, poète paléolithique…

Ce faisceau d’indices convergents devait inciter à ouvrir les yeux, à les dessiller ici, à Notre-Dame de Marceille. Fulcanelli ne s’y est pas trompé et l’abbé Henri Boudet non plus.

Fulcanelli n’évoque-t-il pas dès 1926 dans Le Mystère des Cathédrales et l’interprétation ésotérique des symboles hermétiques du Grand-Œuvre :

« Il existe encore aujourd’hui, à l’intérieur de la basilique ogivale de Notre-Dame de Lépine (Marne) un puits miraculeux, dit Puits de la Sainte-Vierge, et au milieu du chœur de Notre-Dame de Limoux (Aude), un puits analogue dont l’eau guérit, dit-on, toutes les maladies ; il porte cette inscription :
« Omnis qui bibit hanc aquam, si fidem addit, salvus erit. ». Quiconque boit cette eau, s’il y joint la foi, sera bien portant.

Et que dire de l’abbé Boudet et de son ouvrage  La Vraie Langue celtique et le Cromleck de Rennes-les Bains

Et à ce propos, justement, souvenons-nous de la réputation ancestrale du site sur lequel nous méditons. N’était-elle pas, par application de l’eau des fontaines et sources de Notre-Dame de Marceille, de guérir les affections oculaires ? L’abbé Boudet n’assurait-il pas qu’ici les yeux s’ouvrent et l’entendement se dessille ? Et son étrange confrère de Rennes-le-Château, le « sulfureux » abbé Bérenger Saunière n’avait-il pas peint, dit-on de sa main, sur le cartouche rouge de son bénitier au Diable les deux lettres « BS » ? Bénitier qui représentait les quatre éléments : la terre sous l’aspect de son maître chtonien, l’eau bénite ou benoîte du bénitier en forme de conque marine, le feu des deux basiliques et enfin l’air personnifié par les quatre anges se signant. Surmontés de la phrase « Par ce signe, tu le vaincras » !

Signe ? Mais de quel signe voulait parler le curé aux milliards. Le labarum de Constantin ? Ou ce quatre que forment les quatre anges en se « signant », justement, et qui ramène nos pensées vers Fulcanelli.

« Les plus instruits des nôtres dans la cabale traditionnelle ont sans doute été́ frappés du rapport existant entre la voie, le chemin tracé par l’hiéroglyphe qui emprunte la forme du chiffre 4, et l’antimoine minéral ou stibium, clairement indiqué sous ce vocable topographique. En effet, l’oxysulfure d’antimoine naturel se nommait, chez les Grecs, Στιμμι ou Στιδι ; or, Στιδια est le chemin, le sentier, la voie que l’investigateur (Στιδευσ) ou pèlerin parcourt en son voyage ; c’est elle qu’il foule aux pieds (Στειδο). »

C’est le 17 janvier que la constellation du Dragon dans nos cieux franchit le méridien Zéro symbolisé ici par la lance de Michel légèrement inclinée sur son axe, c’est le 17 janvier que ce dragon s’allonge pour finir par disparaître sous l’horizon, sonné par le combat. Il est donc proprement « terrassé », relégué sous terre.

C’est aussi un 17 janvier que le pseudo Nicolas Flamel déclara avoir accompli le grand Œuvre. Voici l’événement tel qu’il est rapporté dans Le livre des figures hiéroglyphiques :

« J’accomplis aisément le Magistère, dit-il ; aussi sachant la préparation des premiers agents, et suivant à la lettre mon livre, je n’eusse pu faillir encore que je l’eusse voulu. Donc la première fois que je fis la projection, ce fut sur du mercure, dont j’en convertis une demi-livre ou environ en pur argent, meilleur que celui de la minière, comme j’ai essayé et fait essayer par plusieurs fois. Ce fut le 17 de janvier, un lundi environ à midi, en ma maison, présente Perrenelle seule, l’an mil trois cent quatre-vingt-deux. Et puis après, suivant toujours de mot à mot mon livre, je la fis avec la pierre rouge, sur semblable qualité de mercure, en présence encore de Perrenelle seule, en la même maison, le 25 d’avril suivant, sur les cinq heures du soir ; Je transmuai véritablement en quasi autant de pur or, meilleur très certainement que l’or commun, plus doux et plus ployable. »

Simples coïncidences penseront certains. Pourtant ce 17 janvier revient de manière bien insistante, lui aussi, un peu plus haut vers les deux Rennes du Razès. Fête de notre bon saint Antoine, comme de saint Sulpice ou de la bienheureuse Roseline de Villeneuve, dix-septième lame du tarot, le 17 est le nombre de l’étoile si chère à nos alchimistes. C’est aussi, L’Arcane 17 d’André Breton où il assimila la verseuse d’eau à Mélusine. Étoile, source, corbeau, vierge, urne d’argent et d’or, symboles alchimiques évidents.

Mais revenons à notre dragon et à sa patte mise en évidence par cette baguette disparue aujourd’hui… Fantaisie de décoration ? On serait porté à le croire en effet, s’il n’y avait pas deux autres représentations insistantes de l’archange saint Michel dans l’église. Deux vitraux lui font encore honneur dans cette chapelle et c’est bien normal. Sur le premier, on le retrouve en pleine lutte devant un Satan qui a, cette fois, forme plus humaine, son identification est une évidence pour l’observateur au sol. Sur l’autre, il est seul, le genou droit semblant posé sur un roc et il brandit un phylactère portant sa traditionnelle inscription : « Quis ut deus ». Cette affirmation ici signifie « Qui est comme Dieu », c’est la traduction littérale de l’hébreu : מִיכָאֵל, translittéré Micha’el ou Mîkhā’ēl. Sur les deux, il trône au milieu de la même forme de médaillon retrouvée partout ailleurs dans l’église.
L’Adepte Fulcanelli nous a avertis de prêter attention aux phylactères et nous ne pouvons que lui donner raison, car derrière la présence triple de l’Archange vainqueur du dragon se cache une grande vérité d’éternelle sagesse.

Domus aurea

Placé au-dessus du tableau de la Tentation de Saint Antoine de Mathieu Frédeau avant qu’il ne migre juste en face pour laisser place au tableau restauré représentant le vœu que firent les habitants de Limoux en 1685 à Notre-Dame de Marceille pour qu’elle arrête un immense incendie, un autre médaillon va attirer notre attention. C’est celui de la « Domus Auréa », la maison dorée. La Vierge Marie y est comparée à une maison d’or. Mais sur notre médaillon notre maison censée être d’or est noire !

Oui, noire et non dorée comme l’affirme la légende latine attenante !

Allusion doublement calculée à une crypte obscure, rappel de la peau sombre de notre Vierge de Marceille qui est dite Vierge noire ? Toutes ces suppositions semblent vaines. Le fait que cette maison soit noire est donc une nouvelle et véritable énigme après déjà tant d’autres relevées ici. Placée aussi haut, nous voyons bien que cette maison n’a pas fait l’objet d’un bitumage de plus après celui qui a masqué le dragon agressif du tableau de saint Antoine.
Pourquoi alors, par cette noirceur, aller contre la devise même du médaillon, au risque d’offense à la très Sainte Vierge Marie ?
On ne peut imaginer un seul instant que des prêtres (pour laisser quelques indications de quelque ordre que ce soit) se soient contraints à « noircir » le tableau, se soient obligés à qualifier la Vierge de « Maison noire ». En effet, au sens religieux de l’allégorie ceci serait terrible, mais au sens… alchimique ?
Eh bien, en termes d’allusion alchimique nous sommes en pleine conformité avec ce que la tradition des frères d’Hermès a toujours rapporté : La Vierge Marie est la parfaite allégorie de notre matière qui, à son tout premier stade de traitement, passe par la phase la plus noire, celle de la nigredo.
Mais, la prudence nous incite, encore une fois à user de comparaison.
Si ce genre de médaillon existe dans une autre église, celui représentant la domus auréa nous montre-t-il une maison noire ?
C’est vers une autre Dame de Marseille que nous allons chercher notre réponse. La basilique qui tient sous sa bonne garde la cité phocéenne a, elle aussi, ses médaillons. Son abside est entièrement recouverte de mosaïques. Sous la forme d’une grande frise de neuf médaillons reliés par des rinceaux, nous retrouvons nos symboles mariaux et leur légende : Foederis Arca (Arche d’alliance) ; Speculum justitiae (miroir de justice) ; Sedes sapientiae (siège de la sagesse) ; Turris davidica (tour de David) ; Rosa mystica (rose mystique) ; Turris eburnea (tour d’ivoire) ; Domus aurea (maison d’or) ; Vas spirituale (vase spirituel) ; Janua coeli (porte du ciel).
Mais sur cette frise, la maison d’or est bien d’or, en tout cas sûrement pas noire ! Et sur toutes les verrières du monde et elles sont très nombreuses celles qui reprennent ces beaux symboles, personne ne découvrira jamais une maison noire.

Notre-Dame de Marceille en cela se distingue encore !

A la lecture de cet ouvrage, vous découvrirez de nombreux liens hermétiques découverts par l’auteur entre Notre dame de Marceille, l’Art Royal, les alchimistes de la région, l’adepte Fulcanelli, les mystères de Rennes-le-Château…

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